Archives de catégorie : Interview

I Paceri: l’art non-martial corse de Jean-Luc Sauge

I Paceri, l’interview!

Bonjour à tous,

voici une interview de Jean-Luc Sauge, un enseignant à la frontière entre les arts martiaux et les méthodes de développement personnel. Jean-Luc a fondé une école, I Paceri, les chercheurs de Paix. J’ai eu l’occasion de le rencontrer sur la route vers un de ses stages durant laquelle il a fait une escale par mon club. J’ai découvert une personne très intéressante avec une démarche profondément humaniste. La recherche de l’efficacité dans le combat n’est pas son objectif, mais le combat est plutôt une métaphore de la lutte pour s’améliorer soi-même. Bien-sûr on retrouve ce concept dans de nombreux arts martiaux mais chez I Paceri, c’est la principale finalité recherchée. Pour mieux comprendre cette démarche, voici l’interview ci-dessous.

Le fondateur d’I Paceri, Jean-Luc Sauge

  Continuer la lecture de I Paceri: l’art non-martial corse de Jean-Luc Sauge

Interview du représentant de Sibirskiy Viun en France sur Montpellier : Thomas Bertin

Bonjour à tous, aujourd’hui une interview du représentant de Sibirskiy Viun en France, Thomas Bertin.

Les arts martiaux russes connaissent un développement en France assez important. Le sambo est présent depuis un moment, mais c’est le systema qui est aujourd’hui un vecteur important de cette diffusion. Bien que ce nom provienne de l’effort de diffusion mené dans les années 90/2000 par Vladimir Vasiliev et Mikhail Ryabkko, il est aujourd’hui communément utilisé par d’autres écoles russes. De plus, grâce à cette popularisation, le nombres de pratiquants connaissant les arts martiaux russes sont allés creuser plus loin et d’autres styles ont ainsi pu être importés en France.

Parmi ces styles, il y a Sibirskiy Viun. Fondé par Dmitriy Skogorev, cette école possède ses propres particularités et sa propre logique. En France, c’est Thomas Bertin qui se charge de la diffusion de cette école. Voici l’interview qu’il a gentiment accepté d’accorder à l’observatoire martial.

Bonne lecture!

  Continuer la lecture de Interview du représentant de Sibirskiy Viun en France sur Montpellier : Thomas Bertin

Interview: Taro Ochiaï du Kansenkaï

Dans le cadre de mon association (addam-31.com), j’ai l’opportunité d’inviter de nombreux experts de différentes disciplines. Récemment, on m’a recommandé un professeur issue de l’Aikido, Taro Ochiaï, fondateur du Kansenkaï. En effet, il s’intéresse aux mêmes problématiques que moi à savoir bio-mécanique et travail de l’intention et de la perception qui pour moi sont de l’exploration de la « neuro-conscience ». Cependant, Taro a une approche qui vient du Japon, de part sa pratique et de ses origines. La mienne est plutôt ancrée dans la méthode Cartésienne française et occidentale en général.

Cette rencontre promet donc une interaction entre deux méthodologies différentes pour explorer un même sujet. Ce type d’approche est selon moi la meilleure pour éviter de se perdre dans une seule interprétation, comme dans l’histoire des aveugles et de l’éléphant.

J’ai donc profiter de l’occasion pour réaliser une interview de Taro. Continuer la lecture de Interview: Taro Ochiaï du Kansenkaï

Compte-rendu de six mois d’entrainement en systema à Toronto

Bonjour à tous!

Dans cet article, j’ai réalisé une interview de Patrick Lutterbach, un pratiquant de Systema allemand que j’ai rencontré à Francfort et qui a décidé de partir s’entrainer à Toronto pendant six mois. L’interview originale était en anglais, je la publierai aussi mais la trduction que vous lirez ici a été réalisée par moi-même. J’espère que vous apprécierez!

schedule

Bonjour Patrick et merci de prendre le temps pour faire cette interview. Pour présenter un peu ton parcours, peux tu nous dire depuis combien de temps tu pratiques?

la photo de profil de Patrick Lutterbach

Bonjour Yvan! Cela fait environ 3 ans. C’est en 2013 que je me suis intéressé pour la première fois aux arts martiaux et grâce à youtube, j’ai été rapidement au courant et intéressé par cette discipline étrange appelée « Systema ». Je ne connaissais pas vraiment les arts martiaux avant ça, mis à part le judo que j’ai pratiqué enfant ( que j’ai arrêté parce que tout le monde était beaucoup plus agé que moi et m’écrasait !) et la boxe que je regardais à la télé.

Où as tu commencé le systema?

C’était dans une école à Francfort où j’allais m’entraîner environ 3 fois par semaine pendant 6 mois. L’entrainement était amusant, les gens sympas, mais j’ai pas vraiment accroché parce que rien là bas ne m’impressionnait pour me faire aimer la discipline. Mes attentes étaient bien sûr élevées après avoir regardé des vidéos de Vladimir Vasiliev et d’autres grands noms. Par chance, j’ai pu te rencontrer là bas et ce que tu faisais m’a apporté ce qui m’a permis de m’intéresser à la discipline. Comme tu vivais sur Francfort pendant six mois, on s’est entraînés ensemble et nous sommes allés voir Vladimir à Munster en février 2014.

Pourquoi avoir choisi Toronto plutôt que Moscou?

Grâce à ce séminaire à Munster avec Vladimir et le fait d’avoir regardé des heures de ses vidéos, j’ai ressenti le besoin d’aller à Toronto au Headquarter pour m’entrainer un moment. De plus, d’un point de vue pratique, je savais que je serai seul après que tu quittes Francfort. Vladimir était aussi ma référence et comme je ne parle pas russe, Toronto était le choix logique. En plus, le Headquarter offre environ 15 heures de cours par semaine (la première moitié de la semaine, Vladimir enseigne lui-même, la seconde par ses instructeurs Jason, Sasha, Igor). Je rajoute qu’il est possible également d’aller ‘entrainer chez Emmanuel Manolakakis où le systema est enseigné d’une façon différente de chez Vladimir.

Comment as-tu preparé ton voyage?

J’ai travaillé deux ans comme ambulancier et à ce moment là je voulais changer de voie (j’étudie maintenant pour être kiné). Comme mon contrat finissait mi février de cette année, j’ai vu l’opportunité de partir et d’utiliser cet argent pour passer 6 mois à Toronto pour ensuite chercher à intégrer une école. Et j’ai également eu le soutient de mes parents sans qui le voyage aurait été impossible.

Mon père m’a aidé à obtenir un visa, une assurance santé à l’étraner et a trouvé le site web où j’ai trouvé mon appartement (www.Kijiji.ca) où j’ai passé les 6 mois. En attendant, je faisais ce que je pouvais pour continuer à m’entrainer seul, en roulant au sol, faisant des pompes…. Et bien sûr, regardant des vidéos de systema. J’ai aussi fait un séminaire de 4 jours que tu as organisé à Toulouse avec Sinicha Jeftic , Helly Khosrow et un séminaire à Augsburg avec Konstantin Komarov avant de partir au Canada.

Comment s’est passé ton premier entrainement à Toronto? Surpris ?

Malheureusement, j’ai raté le premier cours du soir du lundi à cause du fils du propriétaire de mon appartement qui m’a plus ou moins gardé pour me poser toutes les questions possibles concernant l’Allemagne et tous ce qui à ses yeux lui sembalit intéressant. Du coup, je suis allé au cours du mardi matin où j’ai effectué mon premier cours. Vladimir était enchanté d’entendre que je venais d’Allemagne pour six mois pour m’entrainer avec lui et m’a remercié. Le voir s’incliner en face de moi pour me montrer son respect pour être venu si longtemps juste pour s’entrainer a été un moment fort. L’autre chose qui m’a surpris c’est le nombre de touristes par rapport aux étudiants réguliers. Il y avait déjà des gens venant du Japon, de Belgique, de France et il ne fallu pas bien longtemps pour engager la conversation et aller prendre un café en compagnie de certains d’entre eux. Nino D’Aversa est l’endroit où aller après l’entrainement avec quelques locaux et touristes, avant d’amener tout le monde manger de la bonne nourriture de l’autre côté de la rue. Donc mis à part que je ne me souviens pas du tout de l’entrainement de ce jour, je garde un très bon souvenir de mon premier cours.

Comment les cours sont-ils conduits?

Je ne dirais pas qu’il y a une sorte de cours classique, peut être quelques variations et bien sûr de temps en temps des surprises par Vladimir et d’autres. Beaucoup de cours commencent en marchant ou en courant de différentes manières et des montées et descentes. Certains commencent directement au sol, mais il y a toujours un chemin logique au sein d’un même cours, de sorte qu’on travaille toujours depuis un matériel de base jusqu’à gagner une totale liberté à la fin du cours. Le temps passé avec chaque partenaire dépend de Vladimir et de son attention à ce moment là, qui parfois peut souffrir de discussion avec les gens. Mais, c’est le point positif suivant de ce cours, Vladimir n’est jamais loin et on peut l’appeler et poser des questions, ou lui demander de montrer. Parfois, ça peut ne pas être bien utile, parce qu’il est difficile pour lui de se rendre compte à quel point notre niveau de compréhension peut être bas par rapport à lui. Vous connaissez la phrase «  ça a l’air facile » quand on regarde les dvds. Ses démonstrations d’exercices étaient évidemment toujours divertissantes et avec le temps de plus en plus utiles à regarder.

Avec qui t’es tu entraîné là bas?

Honnêtement, avec énormément de gens. Il y a toujours une fluctuation de touristes, donc sur ces 6 mois, je me suis peut être entraîné avec des dizaines d’entre eux plus les locaux bien sûr.

Qui t’as impressionné?

Il y a eu un grand nombre de personne qui m’ont impression. Le systema, et en particulier dans les deux écoles où je m’entrainais là bas, attire et garde des gens très particulier. Des gens qui réfléchissent à  leur vie, leur personnalité, leur ego, leur santé et leur spiritualité. En d’autres termes, des chercheurs de vérité et de bonheur. Du plus jeune au plus ancien de plus de 70 ans, je pourrais nommer tellement de gens qui m’ont aidé à l’entrainement et dans la vie avec leurs mots et leurs actes que je ne peux en citer un seul au final, mis à part Vladimir lui-même bien sûr. Une anecdote, après un long entrainement durant ma première journée, je m’entrainais et parlais à une fille qui s’entraine plutôt au fight club en général et qui m’a demandé si je m’entrainais ici régulièrement. « Non, il vient d’Allemagne » lui a répondu Vladimir qui soudainement se tenait juste derrière moi, sans que je m’en soit aperçu. Lors de ma dernière visite à Toronto il y a deux mois et demi, un ami et moi étions à la sortie en train de discuter et Vladimir était assis à son bureau quand une mouche est venue voler autour de lui. IL a naturellement attrapé cette mouche pour l’amener ailleurs. Mon ami et moi nous sommes regardés, en se demandant si on venait vraiment de voir ça… Juste deux courtes histoires de ma première et deuxième fois là bas, mais il y en a de nombreuses autres qui vous laisseraient curieux ou heureux. De plus, sentir les mouvements de Vladimir comparés aux autres est impressionnant en soi.

As-tu senti un fossé entre le niveau à Toronto et en Europe?

Tout d’abord, je tiens à préciser que je n’ai qu’une experience limitée sur l’entrainement en Europe. J’ai commencé à Francfort, je suis allé à Augsburg (ndlr: chez Andreas Weitzel) et quelque fois en stage à Toulouse. Mon sentiment est que le niveau est meilleur à Toronto chez les gens qui habitent là bas et s’entrainent de façon régulière. Par contre, ton cours (à l’ADDAM) a choisi une voie et une méthodologie très claire (ndlr: grâce à Konstantin Komarov) que vous suivez, et vous faîtes un très bon travail. Cependant, cette méthodologie fait de vous un cas très à part par rapport à Toronto (et par rapport aux autres endroits que je connais) où il faut toujours donner des cours différents parce qu’il y a toujours des nouveaux élèves à chaque cours. Même avec seulement le nombre d’élèves locaux, il n’est pas possible d’avoir la dynamique et la continuité qu’un groupe fixe de gens motivés peut créer.

Quel a été l’élément le plus important que tu as ramené de ton entrainement là bas ?

Grande question… Je dirais: mes impressions personnelles, sensations et pensées que j’ai reçus pendant sept mois chaque jour avec de supers personnes. Les phrases qui restent dans ma tête (particulièrement Emmanuel (Manolakakis) qui est bon avec les mots), l’impression de douceur et le niveau que d’autres personnes ont. Je dirais la première chose que j’ai eu à apprendre de mon premier voyage a été de passer outre mon ego et d’être humble, et d’accepter tout le monde comme enseignant, et chaque situation comme une leçon.

Peut être aussi deux citations de Vladimir : « Le systema est de tout sentir » et « Patrick, tu peux t’entrainer n’importe comment, mais continue toujours de respirer ». Au final, la chose la plus importante que je ramène à la maison est un nouvel horizon pour moi-même.

Combien de temps doit tu rester pour sentir une amélioration significative de ton niveau?

J’ai expérimenté que cela dépend seulement de toi et du niveau d’entrainement et de compréhension que tu as déjà. Les possibilités pour gagner en niveau sont vraiment là bas, simplement par la présence de Vladimir et d’Emmanuel, tu as tout le savoir et le niveau pour être meilleur. MAIS, comment tu regardes ? Comment tu comprends ? Est-ce que tu vas voir Vladimir pour lui poser des questions et lui demander de sentir ce qu’il fait? Même chose pour trouver de bons partenaires et de faire en sorte de travailler le mieux possible avec ceux qui le sont moins ? Le plus tu en connais et le plus tu sais faire, le plus de bénéfices tu en tireras, et en fonction de toi, même un seul cours peut changer ta perception et donner de nouvelles capacités.

Prévois tu d’y retourner?

J’y suis en fait déjà retourné cet été. Je prévois d’y retourner l’année prochaine. Pas pour l’entrainement mais pour les amis, la culture et mon propriétaire russe qui m’a hébergé !

Merci de nous avoir parlé de ton experience!

Ça a été un plaisir! Si jamais il y a plus de questions, n’hésitez pas à me contacter!

 

 

J’espère que l’interview vous a plu et si vous souhaitez en savoir plus laissez vos questions dans les commentaires!

 

Interview d’Alvin Guinanao, fondateur du Silat Buka Lingkaran (première partie)

Aujourd’hui j’ai le plaisir de présenter cette première interview en français d’Alvin Guinanao, fondateur du Silat Buka Lingkaran, basé à Londres, en Angleterre. J’ai realisé cette interview en anglais et je vous la diffuse ici en français traduite par mes soins. Néanmoins, pour les puristes, l’interview sera également disponible en anglais 😉 .

Alvin Guinanao, fondateur du Silat Buka Lingkaran

Bonjour Alvin et merci de m’accorder un peu de ton temps pour cette interview. Pour commencer, peux tu te presenter et nous parler un peu de ton parcours martial.

Bien sur,  je m’appelle Alvin Guinanao et j’étudie les arts martiaux depuis mes 15 ans. J’ai débuté par le taekwondo et ensuite je suis passé au Penchak Silat, discipline que je pratique encore aujourd’hui. Je tiens à noter que je n’ai rien contre le taekwondo et certaines personnes sont capables de le rendre applicable pour la rue mais pour des raisons de goûts personnels, cette discipline ne me convenait pas.
J’ai donné pour nom à ma propre expression du penchak silat le Silat Buka Lingkaran ou le Silat Open circle. Ce systeme contient 7 phases démarrant au le sol, phases très difficile physiquement et se terminant debout ou le système devient plus souple mais aussi où tout devient plus rapide.

Quand as tu decidé de créer ton propre style de Silat, le SBL?

On m’a appris que l’histoire du Silat a été enseignée oralement de Guru à élève. Le Guru enseigne tout ce qu’il sait à son étudiant. Lorsque l’étudiant est prêt à devenir indépendant et en fonction d’où il vit géographiquement, le style de silat influera sur le style de mouvement et d’expression. Par consequent, le style change d’appellation. Il se peut aussi que certains élèves s’appuyant sur leur propre compréhension de l’art change le nom ou lui donne leur nom de famille.
C‘est pourquoi il existe tant de systèmes a ce jour. Néanmoins, bien qu’en surface les techniques diffèrent en fonction des gens, les principes de bases demeurent.
En ce qui me concerne, je souhaitais un nom me rappelant les grands principes de la discipline, non seulement dans les mouvements ou dans le combat mais aussi dans la vie en général, et ce principe général est Gelek.

En fonction des différents dialectes, ce nom se prononce ou s’écrit différemment. Gelek décrit un mouvement circulaire, il signifie vriller ou tourner. Pour moi, c’est un cercle, le cercle qui permet de tout connecter. Et lorsque je parle de la vie en général, je veux dire que nous sommes tous connectés. Par conséquent, mon état influencera donc mon prochain, et encore plus en tant qu’instructeur.
Rapporté au combat, pour ceux qui ont participé à mes cours ou à mes séminaires, vous pouvez constater combien j’apprécie de connecter toutes mes frappes et l’utilisation des variations de niveaux dans un mouvement fluide et circulaire.

Quelles sont les particularités du SBL, et notamment tes principes pédagogiques

Je ne pense pas avoir de réelles particularités si ce n’est de bouger correctement lors de n’importe quelle situation. Je n’enseigne pas spécialement de techniques que l’on peut utiliser en réponse à une attaque donnée. Simplement parce que dans une situation réelle, on ne sait ce qui peut arriver. J’enseigne toujours aux gens qu’ils ne sauront jamais à l’avance quand, où, à combien, la présence d’armes lors d’une agression. Tout comme on ne peut prévoir le niveau ou l’état d’esprit de l’agresseur… Toutes ces variables sont inconnues.
Par conséquent, j’enseigne des exercices pour développer la sensibilité, ce qui aide à comprendre comment être dans le temps des frappes, comment répondre a la réaction de l’adversaire, être conscient de la position du corps pour pouvoir s’enfuir ou au contraire poursuivre le flow de frappes… Lorsque ces principes sont acquis, je crée des scénariis variés depuis lesquels travailler.
Ainsi, l’élève sait comment passer de manière fluide d’un angle à l’autre, à quel niveau attaquer lors du mouvement suivant ou à quel moment changer d’attaque lorsque l’adversaire change son mouvement.

Pratiques tu le sparring?

Oui je le pratique mais là encore, je veux être sûr que tous les principes sont acquis. Au moins pour aider à diminuer le risque de blessures.
Mais effectivement, le sparring est extrêmement important puisque la génération de stress par le sparring est nécessaire pour s’habituer aux situations stressantes. De même, il est nécessaire de savoir que tout est différent lorsqu’en face le partenaire n’est plus complaisant… Et bien qu’apprendre des attaques, savoir comment faire des dégâts soit intéressant, il est obligatoire que l’élève apprenne à être frappé et à le gérer.
D’ailleurs, à ce propos, ceux qui s’entraînent avec moi comprendront facilement pourquoi le début du cursus est physiquement difficile et se focalise sur le conditionnement. En effet, le corps doit être prêt non seulement à bouger d’une certaine façon mais également à être frapper tout en réduisant le point d’impact.

Mais pour répondre à la question, oui je pratique le sparring et c’est une étape importante. C’est une manière de commencer à faire fonctionner l’art pour l’élève.

Dans ta progression technique, tu as 7 phases distinctes. Tu nous as expliqué que tu commences par le conditionnement physique. Peux tu nous décrire ces 7 phases, pourquoi ces phases sont organisées dans cet ordre et quand passe-t-on d’une phase a l’autre?

Le cursus pédagogique est effectivement divisé en 7 phases.

La premiere phase est la phase de combat au sol et de défense depuis le sol. C’est de cette phase que le travail de conditionnement provient mais cette phase permet aussi aux élèves d’etre a l’aise au sol si jamais ils s’y retrouvent. Je veux que les élèves soient confortables sur toutes les distances.
Je veux créer chez eux un corps connecté mais si mentalement ils sont mal a l’aise, cela cassera cette connection corporelle et la fluidité dans leur technique.

Je parle beaucoup de flow, de fluidité, de connection parce qu’étant moi même de petite taille, c’est de là que provient ma force: la fluidité permet de créer de l’élan et plus cet élan est important, plus la force des frappes est grande.
De même, cela aide à éteindre le pensée et à prévenir l’indécision ou l’apparition de peurs potentielles ainsi que de tensions. Par conséquent le sol est la première étape pour extraire toutes potentielles mauvaises habitudes. Il sert également à développer l’agilité et la mobilité mais par dessus tout a connaitre son propre corps. Néanmoins, bien que le sol soit la première étape, ce n’est tactiquement pas une position de départ en cas de combat.

Une fois que quelqu’un peut bouger de manière fluide et comprend comment se défendre depuis le sol, alors la phase suivante est debout. Pas totalement redressé mais plutot à mi-hauteur pour développer la puissance dans les jambes.

Cette phase, la deuxième, est dédiée aux enchainements de frappes et aux rythmes avec l’usage du jeu de jambe. Comment casser la distance, créer des ouvertures ou évaluer rapidement la situation autour de soi.

La phase suivante est la phase d’apprentissage du grappling mais pas au sens du lutteur. C’est un principe appele gerak gerik ou deux élèves s’entrainent à l’action/ réaction en devant garder le contact en permanence.
Ceci permet de développer sa sensibilité, l’éveil corporel et de comprendre comment déséquilibrer un adversaire. A ce moment là, l’élève commence à construire sa propre façon de bouger.

Si un élève intègre cette phase et retourne aux phase précédentes, il aura une meilleure compréhension des différentes phases. C’est ce que j’aime avec cette methode parce que malgré le niveau du systeme dans lequel je pense me trouver, lorsque je retourne au sol, je le vois differement ce qui m’ouvre de nombreuses perspectives.

C’est donc pour cela que j’ai appelé ce systeme open circle parce qu’après un moment, c’est à l’élève de voir jusqu’où il veut aller avec ce système. Mais en réalite, c’est justement le principe de Gelek. C’est important et ce principe s’exprime durant les differentes phases. Cette phase ne devrait donc pas vraiment être vu comme un niveau parce qu’une fois acquis, en fonction de la situation dans laquelle on se trouve, ca peut se terminer au sol, contre de multiples opposants…

Après cette phase de grappling, les élèves sont amenés à la phase des attaquants multiples. Durant cette phase est enseigné le principe de la toile d’araignée. Ce principe permet une meilleure compréhension du jeu de jambe, à créer des espaces et à ne jamais casser son rythme. C’est a cette phase, que le sparring est principalement pratiqué parce qu’à ce moment là, l’élève a acquis la condition physique, la compréhension de la mécanique corporelle et l’utilisation des distances et des angles. C’est également le point culminant de l’entrainement physique et du travail cardio.

Les dernières phases sont plus calmes et entrainent plus l’aspect mental du silat.

La phase suivante enseigne le kembangan qui est le côté forme codifiée du silat.

C’est à ce moment là que tous les mouvements sont utilisés dans une sorte de danse continue. Le contenu en mouvement du kembangan dependra de ce que l’élève connait comme mouvement.
Encore une fois, cette aspect développe une connection plus profonde entre mouvement et fluidité pour atteindre un haut niveau de concentration.

La phase suivante est spécifiquement consacrée aux armes (courtes, longues…). Ce n’est pas à partir de ce moment là seulement que les armes sont abordées mais c’est durant cette phase que l’on se focalise vraiment sur leur utilisation. En effet, après le kembangan, les réflexes et la concentration etant ameliorés, le travail des armes est optimisé.

Enfin la derniere phase est encore un kembangan avancé où toutes les phases précédentes sont mises ensemble.

Après cette phase, c’est ensuite à l’élève d’aller plus loin et de développer sa propre expression de l’art. Il pourra aller si loin qu’il pourra abandonner le nom SBL.

Et ce point est important, le SBL est ma propre expression de l’art, ma propre interpretation de comment les choses devraient être, basée sur ma propre expérience, compréhension et mes influences. cependant, quelqu’un avec sa propre expérience exprimera l’art différement.

Comment enseignes tu ces phases à un groupe hétérogène?

Je préfère que tout le monde commence par le sol, mais en réalité, parfois ce n’est pas possible à cause de blessures ou autre. Alors je commence à une autre étape et une fois que cela redevient possible, je retourne au sol. J’explique toujours aux gens que le sol n’est pas seulement un moyen de conditionnement mais que c’est également une sorte de cours de rattrapage sur les mouvement du sud est asiatique.
La plupart des asiatiques du sud est ne font pas les conditionnements que je montre en classe ou en stage parce que la plupart d’entre eux utilisent ces mouvements dans la vie de tous les jour. Certains de ces mouvements au sol sont par exemple utilisés quand ils se lèvent le matin, sortent de leur maison pour fumer une cigarette, ou en parlant avec un voisin. Certaines postures sont utilisées lors de prière ou pendant les repas. Mais ces postures sont aussi utilisées pour travailler dans les champs pendant qu’ils sont dans la boue jusqu’aux genoux, qu’ils coupent du bois, grimpent ou construisent.
Ce que je veux dire c’est que ces mouvements là bas sont communs dans la vie de tous les jours mais ici en occident, les arts martiaux sont plus un hobby par conséquent notre éventail de mouvements est différent. De plus nous ne pratiquons de tels mouvements que quelques heures par semaine surtout qu’un grand nombre d’entre nous travaillons dans un bureau comme maintenant… C’est d’ailleurs pour cela que j’observe autant de blessures dans les arts martiaux. A cause du manque de compréhension des mouvements évidents pour ces populations. C’est la raison pour laquelle j’insiste lourdement sur le développement du corps. J’espère que ça semble logique.

Donc dans une classe hétérogene, même s’il y a des avancés, en présence de débutants, tu travailles au sol?

Oui. Néanmoins les exercices varieront en fonction du niveau. Tout dépend de ce que je veux enseigner ce jour la. Mais j’aime que les gens se sentent bien accueillis alors je demande aux avancés de s’occuper des débutants. De toute facon, c’est toujours bien pour eux de pratiquer les bases…

Du coup as-tu des cours pour avancés?

Oui.

Quel style d’enseignement utilises tu ici? Un style plutot traditionnel ou un style adapte aux occidentaux?

Je n’enseigne pas de façon traditionnelle. Chez la plupart des gurus, on ne pose pas de questions. Peut être parce qu’il est consideré que la façon de bouger là bas est de toute façon acquise. Mais en ce qui me concerne, je veux toujours expliquer pourquoi quelque chose marche d’une certaine manière et pas d’une autre. Je fais cela pour qu’ils puissent s’entrainer seuls sans probleme parce que comme je l’ai expliqué, ces mouvements ne sont pas naturels pour les occidentaux.
une autre explication aussi sur le fait que les gurus n’expliquent pas serait parce qu’ils testent la motivation des élèves et donc qu’ils enseignent que des basiques pendant longtemps jusqu’à ce qu’ils fassent confiance à l’élève…
Pour être honnête, qui sait pourquoi l’enseignement traditionnel est comme cela…

Stage d’Alvin à Toulouse

 

Interview de Sébastien Thiery, instructeur français de Muay Chaiya

 

 

Aujourd’hui j’ai le plaisir d’interviewer Sébastien Thiery, un des rares français à avoir pu pratiquer le Muay Chaiya, un style traditionnel de muay thai, également instructeur dans ce style.

24-09-10_f0635158001285338057

Kru Lek,  chef de file du Muay Chaiya avec Sébastien Thiery après la cérémonie d’acceptation en tant qu’élève

 

Bonjour Sébastien et merci d’avoir accepté de répondre à cette interview.

Bonjour Yvan, merci à toi pour cette interview.

Tout d’abord, peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours?

Sébastien Thiery, 34 ans, j’ai débuté les arts martiaux et les sports de combat par le full contact et la savate pendant 2 ans puis après une pause dûe à la fermeture du club, j’ai commencé le Jun Fan Gung Fu (Jeet Kune Do concept), le Kali eskrima (style Inosanto) et le Maphilindo Silat pendant 4 ans avec des pauses entre deux car j’avais déjà la boujotte à l’époque.  J’ai découvert le Muay Chaiya en faisant des recherches sur les arts martiaux traditionnels Thaïlandais Passant beaucoup de mon temps en Thaïlande je me suis mis à la recherche d’une école et  j’ai trouvé Baan Chang Thai , l’école de Kru Lek à Bangkok.

Tu pratiques le muay chaiya, qu’est ce qui t’as attiré dans cette discipline?

Ce qui m’a attiré c’est d’abord que c’était un style traditionnel et non pas sportif. Ce qui correspondait plus à ce que je recherchais car j’ai aussi pratique un peu le Muay Thai sportif quand j’étais là-bas mais je n’étais pas satisfait mis à part pour le côté physique et cardio. Dans le Muay Chaiya, J’ai trouvé l’approche du combat très intéressante et les techniques originales et vicieuses… Un style très riche, rempli de petits détails.

Peux-tu nous dire d’où vient cette boxe?

Cette boxe vient bien sûr de Thaïlande, mais plus précisément de la ville de Chaiya dans la province de Surathanie dans le sud de la Thaïlande.

Quelles sont les différences avec la boxe thai sportive?

C’est une forme traditionnelle, elle n’a pas été créée pour la compétition sur un Ring. Ensuite je lui trouve, ainsi que beaucoup de pratiquants d’arts martiaux Chinois qui ont eu l’opportunité de découvrir ou de pratiquer ce style, beaucoup de points communs avec des styles traditionnels Chinois. Par exemple, grande utilisation des coudes xingyi et zui quan (Boxe de l’homme ivre), déplacements en triangle sur les côtés et déplacements enroulés d’homme ivre sur attaque frontale, de biais saisi de jambe balayages… D’autre voient aussi des similitudes avec le Tang Lang, c’est ce que j’ai pu glaner en discutant avec les pratiquants de Gung Fu que j’ai croisé. On m’a cité aussi le Hung Gar et le Wing chun.  Pour ma part j’ai pu faire le parallèle avec le travail des armes, étant aussi pratiquant d’arts martiaux Philippins, l’Arnis m’a permis de comprendre pas mal de concept du Muay Chaiya au niveau des déplacements et de l’origine des techniques qui viennent de la pratique des armes.

Ce style utilise beaucoup les coudes pour la défense et l’attaque. On l’appelle aussi le style du Durian. Le durian est un fruit avec de grosses épines si bien que l’on doit le prendre avec des gants pour ne pas se blesser. Le Muay Chaiya reprend un peu ce principe. La garde et le système défensif est tel que l’on ne sait pas ou attaquer sans se blesser ou venir s’empaler sur les pointes du corps. Les coudes et les genoux servent à bloquer et utilisent la force de l’adversaire pour s’en servir contre lui (vous voyez quand je vous dit qu’il y a de la chinoiserie de ce style 🙂 ). Donc on reproduit le système du durian ou du hérisson,  qui est plus familier dans nos contrées, mais l’idée est la même quand il est en boule on ne sait pas comment le prendre sans se piquer.

Quels sont les principes pédagogiques de cette boxe? A quoi ressemble un entrainement classique?

Nous avons dix exercices fondamentaux, le Yaang Saam Kum qui est le souffle du Muay Chaiya comme aime le dire Kru Lek. C’est en fait le footwork. On pratique des combinaisons que l’on pourrait comparer à des Katas, du travail au sac, Top Hue qui est un exercice pour pratiquer la défense et du sparring bien sûr. Nous avons une multitude d’exercices rien que pour pratiquer la défense qui est le point fort de cette boxe. On passe beaucoup de temps sur la défense avant d’apprendre l’attaque et la contre-attaque.

Le cours se déroule toujours de la même manière : on commence toujours par les 10 fondamentaux, des exercices qui ont pour fonction de préparer le corps, la garde, les mouvements fondamentaux. Ça se décompose en 10 exercices de 3 min. Nous faisons les 6 premiers puis un petit break puis on enchaîne sur les 4 derniers. Les exercices sont bien sûr de plus en plus durs et de plus en plus physiques. Ensuite nous pratiquons le Yaang Saam Kum  (the three treasure steps) qui sont tous les déplacements du Muay Chaiya. Ils travaillent bien sur l’équilibre car nous avons des positions sur une jambe, il y a donc beaucoup d’exercices douloureux pour travailler nos appuis et les rendre solides. On enchaîne ensuite sur les enchaînements techniques qui pourraient s’apparenter à des katas. Ils nous apprennent à lier les techniques entre elles pour que cela devienne instinctif et que tout s’enchaîne naturellement. Pour ceux qui sont dans le groupe avancé avec Kru Lek ils finissent ensuite sur les déplacements, mais ceux-là diffèrent du début. Au début on travaille par série, là Kru Lek dit un déplacement et on exécute. Ils sont dans le désordre dans toute les directions, il faut donc retenir toutes les terminologies et surtout être réactif. Parfois il donne 3 ou 4 déplacements d’affilé et on doit s’exécuter. On finit toujours sur la position Sua Laak Hang (le tigre qui traine la queue) une position très basse qui est la position de base pour le Luk Mai (contre-attaque) du même nom. Pareil, on va d’avant en arrière, à droite à gauche, on se retourne mais toujours rester dans cette position qui fait très mal aux cuisses, croyez moi.

Ensuite après une petite pause en général, d’une semaine à l’autre on fait des roulements sur la fin de l’entraînement, une semaine nous clôturons l’entraînement avec l’exercice qu’on appelle Top Hue (claquer les oreilles 🙂 ) nous divisons les élèves en 2 et faisons 2 lignes et ils se font face. C’est un exercice pour travailler les réflexes et la défense. Pendant 1min30 un côté va attaquer pendant que l’autre doit défendre. Le but pour celui qui attaque est de toucher les oreilles de son partenaire. On commence doucement mais ensuite on peut feinter, accélérer le plus possible  pour arriver à le surprendre. Celui qui défend ne doit pas laisser l’autre lui toucher le visage, la tête ou les oreilles. Dans une forme plus avancé de  cet exercice on varie la hauteur des attaques et le type d’attaque. Ensuite on change les rôles celui qui attaquait défend et vice versa puis la ligne extérieure se décale pour pratiquer avec le partenaire d’à côté ce qui permet à tout le monde de pratiquer avec tout le monde.

Seconde possibilité nous faisons des groupes un attaquant va avoir un groupe de 2 ou 3 partenaires qui travailleront avec lui à tour de rôle. Encore une fois l’attaquant pour toucher son partenaire. Là toutes les techniques sont permises mais on travaille en souplesse et pas en puissance. Cela permet à l’attaquant de travailler ses combinaisons et ses feintes tandis que ses partenaires, eux ne peuvent que défendre puisqu’ils n’ont pas le droit ni d’attaquer, ni de contre attaquer. Ceci permet de se retrouver parfois en stress car on ne peut que bloquer, ce qui est très frustrant quand les coups pleuvent de partout et sous tous les angles. On travaille le mental, à ne pas craindre les coups, à avancer plutôt que reculer. En effet, en Muay Chaiya on veut rentrer, on casse la distance, c’est une boxe très rapprochée ou on cherche le contact. On  applique les mouvements de défense associes aux déplacements. C’est très frustrant comme exercice, mais très intéressant.

Dernière variante, Les Luk Mai (contre-attaque) Kru Lek nous montre quelques Luk Mai puis des groupes sont constitues et se voient attribuer un panel de Luk Mai à pratiquer selon les degrés d’avancement de l’élève. Il pratiquera donc des techniques avancées ou plus simples. Souvent après que le cours soit fini, l’école reste ouverte et nous restons une ou deux heures de plus pour continuer à s’entraîner, sparrer, faire un peu de fitness. Les cours collectif finissent à 19h mais il n’est pas rare qu’il y ait du monde jusqu’à 22h-22h30 qui continue à s’entraîner.

Quels sont tes pratiquants et instructeurs références dans ces disciplines?

Bien sur mon maître Kru Lek et ses maîtres avant lui. Pramajarn Kaet Sriyapai qui était reconnu comme le plus grand maître de Muay Chaiya. Son père était le gouverneur de la Ville de Chaiya qui avait lui-même appris de Por Tan Mar le fondateur du style. Pramajarn Kaet a étudié auprès de 13 maîtres de muay différents dont Ajarn Kimseng qui était un très grand du Muay.  Ensuite il y a Kru Thong Lor Yalae qui était aussi un élève de Pramajarn Kaet Sriyapai. C’était un grand combattant il a fait plus de 200 combats en utilisant le Muay Chaiya il fut le second maître de Kru Lek. Il est mort en 1996 et c’est à ce moment que Kru Lek commença à transmettre ce qu’il avait appris. Ensuite il y a Tae l’élève sénior de Kru Lek c’est incroyable de le regarder sparrer, la fluidité la rapidité et la précision de ces mouvements, et c’est très douloureux de sparrer avec lui ! Il y a aussi Kru Nathan Brown qui était aussi un de mes instructeurs à Baan Chang Thai durant mes 4 années à Bangkok et un ami. Pour finir j’aurais toujours une pensée spéciale pour Kru Aof un des assistant de Kru Lek qui nous a quitté l’année dernière, c’était une personne incroyable, toujours prêt à aider dans notre pratique, à sparrer et il était aussi un ami.

Est-ce que cette boxe se développe bien au niveau mondial?

Kru Nathan Brown y travaille. C’est son projet. C’est pour cela qu’il est revenu en UK pour créer une Fédération internationale et organiser tout cela afin de former des instructeurs compétents avec un suivi et une transparence dans leur apprentissage, le niveau qu’ils sont habilités à enseigner etc…

Donnes-tu des cours actuellement ou comptes tu en donner?

Kru Lek m’a habilité à enseigner, j’assistais déjà Kru Lek quand j’étais à Bangkok pour l’aider à enseigner vu le nombre grandissant d’élèves qui viennent dans son école, surtout des étrangers. Avoir des assistants Francophones et Anglophones est d’une grande aide donc oui je compte donner des cours si des gens sont intéressés.

Quels sont tes futurs projets pour le développement du muay chaiya?

Aider comme je peux pour populariser ce style et le transmettre ce qui il m’a été transmis et surtout retourner en Thaïlande auprès de Kru Lek continuer mon apprentissage qui est loin d’être terminé.

Où te trouver pour pratiquer cette discipline?

Pour le moment je suis à Louviers en Haute Normandie entre Evreux et Rouen.

Merci beaucoup Sébastien d’avoir pris le temps de repondre a mes questions, je te souhaite bonne chance pour le développement du muay chaiya et nous nous tiendrons au courant de ton actualite !

Merci et à bientôt!

PS: une vidéo de Kru Lek pratiquant le muay chaiya

http://www.youtube.com/watch?v=qZ-V3p6Waa4

Et ici le site du muay chaiya de Nathan Brown, le plus haut gradé européen avec un instructional en ligne que je reviewerai prochainement:

http://www.muaychaiya.co.uk/

Et pour contacter Sébastien: sebastien_thiery@hotmail.fr